Publié le 15/11/5637 Mise à jour le 15/11/5637

EXPOSITION MONOGRAPHIQUE, Erik Dietman | Hommage(s) à Rabelais, Musée Rabelais, La Devinière

29 mai 2018

SEUILLY - MUSÉE RABELAIS, LA DEVINIÈRE
Du 10 juin au 5 novembre 2018
Vernissage : samedi 9 juin

L’œuvre d’Erik Dietman (1937-2002) s’inscrit dans un « métissage entre poésie verbale et réalité des choses ».
L’artiste suédois venu s’installer en France en 1959 entretient un lien étroit avec la langue, avec les jeux de mots. En cela Dietman est proche de Rabelais, le faiseur de mots ; lui pratique une forme de contrepèterie artistique. Les œuvres présentées au musée Rabelais ne sont pas sans rappeler l’imaginaire de l’auteur de Gargantua : Portfolio (dessins- lithographie) Hommages à François Rabelais (1983), le Proverbe Turc (1998), la Naissance du Monde (1990), et l’Ange aux Merveilles (1993). L’artiste appréciait la Touraine, par son travail de création (dessins, gravures, sculptures) Erik Dietman n’est pas loin de l’œuvre de François Rabelais par ce sens de la liberté de l’esprit, par cet amour de l’exubérance. Tout comme Rabelais invente une réalité augmentée pour dénoncer les abus de son temps, sans cesse Dietman trompe l’apparence avec la réalité pour que rien ne soit définitivement à sa place.

Commissariat artistique : Anne-Laure Chamboissie

HOMMAGE(S) À RABELAIS (1983).


Imprimé à l’Urdla et co-édité par l’Association Zarbo et l’Urdla. Comprend 7 gravures en taille-douce tirées par Carlos Moreira, 1 Lithographie tirée par Marc Melzassard, Typographie de Patrice Corbin. 21/60 exemplaire. Collection du Département d’Indre-et-Loire.

« Avec ces vingt ans (1973-1993) d’hommages à Rabelais, je ne voulais ni entrer dans des illustrations imbéciles style Gustave Doré, ni faire une exposition comme un prétendu élève de Ad Reinhardt l’a fait à propos de Wittgenstein (noir-noir), ni non plus monologuer un éloge à la Bossuet ou délirer un hommage façon critique d’art. Plutôt quelque chose de parallèle ou, mieux, de même esprit ou, encore mieux, ayant les mêmes ondes (ou pas) ». Erik Dietman, décembre 1993.
 

Musée Rabelais, La Devinière, Seuilly

Lieu de naissance de François Rabelais (vers 1494-1553), La Devinière, maison des champs se situe à sept kilomètres de Chinon. L’écrivain fait de sa maison d’enfance et du paysage alentour le décor naturel pour les aventures de ses géants. La Devinière devient à la fois château des géants et épicentre des guerres picrocholines dans son plus célèbre roman Gargantua publié à Lyon en 1534.

Il compose une vaste Chronique satirique et burlesque en cinq livres, puissante par sa langue imagée, et par son propos humaniste.
À travers des collections d’éditions rares, de gravure originales, de livres illustrés, et grâce aux expositions temporaires le musée retrace les temps forts de la vie de Rabelais, présente une œuvre riche et éclaire le visiteur sur les idées nouvelles de la Renaissance.

Moine curieux, médecin humaniste, philosophe épicurien, Rabelais se révèle comme l’abstracteur de Quintessence.